add share buttonsSoftshare button powered by web designing, website development company in India
Corée du Nord : l’ONG Human Rights Watch dénonce « un horrifiant système de détention provisoire »

Corée du Nord : l’ONG Human Rights Watch dénonce « un horrifiant système de détention provisoire »

Des anciens détenus ont déclaré auprès de l’ONG avoir été obligés de rester agenouillés ou assis sur leurs jambes croisées sans bouger, pendant parfois seize heures d’affilée. Tout geste entraînait une punition.

Un régime traitant les détenus « pire que des animaux ». Torture, humiliation et aveux sous la contrainte sont légion dans le système judiciaire en Corée du Nord, indique Human Rights Watch (HRW) dans un rapport, intitulé « Corée du Nord : un horrifiant système de détention provisoire », publié lundi 19 octobre.

L’organisation de défense des droits de l’homme, basée aux Etats-Unis, affirme avoir interviewé plusieurs dizaines d’anciens détenus ainsi que des responsables nord-coréens. Les personnes interviewées ont affirmé que la détention qui précède un procès est « particulièrement dure » et que les détenus sont maltraités, souvent battus.

Le règlement dit que les détenus ne doivent pas être battus mais nous avons besoin d’aveux durant l’enquête. Alors, il faut les frapper pour obtenir l’aveu.

un ancien officier de police

à Human Rights Watch

Des anciens détenus ont déclaré avoir été obligés de rester agenouillés ou assis sur leurs jambes croisées sans bouger pendant parfois seize heures d’affilée. Tout geste entraînait une punition. Ils étaient alors battus avec des bâtons, ceintures en cuir voire à coups de poing, et étaient obligés de courir en rond jusqu’à mille reprises autour de la cour de la prison.

« Là-bas, tu es traité pire qu’un animal, ce que tu finis par devenir », a déclaré auprès de Human Rights Watch un ancien détenu, Yoon Young Cheol.

Torture et violences sexuelles

Des femmes interviewées ont également déclaré avoir subi des violences sexuelles.

Kim Sun Young, une ancienne commerçante d’une cinquantaine d’années ayant fui la Corée du Nord en 2015, a déclaré avoir été violée par son enquêteur dans un centre de détention. Un autre officier de police s’est livré à des attouchements durant son interrogatoire, a-t-elle ajouté, affirmant n’avoir pas eu la force de s’opposer.

Dans son rapport, Human Rights Watch demande à Pyongyang de « cesser la torture endémique et cruelle, ainsi que le traitement dégradant et inhumain dans les centres de détention ». L’ONG exhorte la Corée du Sud, les Etats-Unis et d’autres pays membres de l’ONU à faire « pression sur le gouvernement nord-coréen ».

D’une manière générale, la Corée du Nord assure respecter les droits humains et affirme que les critiques de la communauté internationale représentent une campagne de diffamation ayant pour but de « miner le système socialiste sacré ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *