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COVID-19 : Ces pays où la vaccination est obligatoire

COVID-19 : Ces pays où la vaccination est obligatoire

En France, la petite musique monte : faut-il obliger tous les soignants à se faire vacciner contre le Covid-19 ? La pression augmente, avec un projet de loi en préparation selon une source gouvernementale, même si une telle mesure n’est pas simple à mettre en oeuvre. Une consultation sur le sujet va être lancée « dans les jours qui viennent » avec les associations d’élus locaux et les présidents de groupes parlementaires, annonçait mercredi le Premier ministre Jean Castex. 
 
« La question du calendrier » y sera abordée, a développé jeudi sur LCI le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il estime possible une annonce avant septembre, sous la menace d’une quatrième vague épidémique due au variant Delta. Il s’agit ici d’un sujet sensible mais certains pays dans le monde ont déjà franchi le pas.  
 
Déjà des sanctions en Italie
 
« Le gouvernement a l’intention d’intervenir. Il est absolument inacceptable que du personnel sanitaire non vacciné soit en contact avec des malades, qu’ils soient envoyés au contact des malades ». C’est ce qu’avait déclaré fin mars le chef du gouvernement italien Mario Draghi. La mesure a été prise rapidement. Depuis début avril, les soignants ont l’obligation d’être vaccinées contre le Covid-19. Un décret permet de les suspendre en cas de refus, ou de suspendre le salaire.
 
Les sanctions ont commencé à tomber il y a quelques jours, fin juin. En Calabre, au sud-ouest de l’Italie, 16 soignants non-vaccinés sont privés de salaire jusqu’au 31 décembre, sauf s’ils décident de se faire vacciner, selon Europe 1. Pour le moment, environ 2,3% des soignants ne sont pas vaccinés contre le Covid-19.  
 
En Russie, une vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom ?
 
La situation diffère dans les régions russes. Les employés refusant la vaccination contre le Covid-19 dans les régions où elle est obligatoire pourront être mis en congé sans solde, a annoncé en juin le ministre russe du Travail sur fond d’épidémie galopante et de campagne d’immunisation qui patine. « Si les autorités sanitaires d’une région rendent la vaccination obligatoire pour certaines catégories de travailleurs, un employé non vacciné pourra être suspendu », a déclaré Anton Kotiakov aux médias russes le 19 juin. 
 
Il a précisé que leur suspension durerait le temps de la validité du décret de vaccination obligatoire. Confrontées à une envolée des cas, la ville de Moscou et sa région ont été les premières en Russie à la mi-juin à rendre obligatoire la vaccination, pour les employés du secteur des services. Depuis, sept autres entités locales dont Saint-Pétersbourg et sa région ont pris des mesures similaires, selon les médias russes. 
 
Mais la mesure est-elle vraiment assumée ? Vladimir Poutine a encouragé mercredi ses concitoyens à se faire vacciner, tout en s’opposant à l’obligation de le faire, au moment où la Russie est frappée par une vague meurtrière due au variant Delta. « La propagation de la pandémie ne peut être évitée que par la vaccination », a martelé Vladimir Poutine. Il a toutefois dit être opposé à toute vaccination obligatoire de la population, tout en soulignant que pour éviter un confinement strict, « certaines régions introduisent l’obligation vaccinale pour certaines catégories de citoyens » comme à Moscou ou à Saint-Pétersbourg pour les employés du secteur des services. 
 
Le Kazakhstan ordonne la vaccination obligatoire de la plupart des employés
 
Le Kazakhstan a ordonné jeudi la vaccination obligatoire de la plupart des employés qui ont des contacts avec d’autres personnes, après la découverte de cas du variant Delta du coronavirus dans ce pays d’Asie centrale. Selon un décret du gouvernement, les employés concernés sont ceux d’une large gamme de secteurs allant de celui des services aux banques ou encore à celui du divertissement. Ceux qui refusent l’injection seront interdits d’interagir avec les clients ou avec d’autres personnes. 
 
La première dose de vaccin devra être injectée avant le 15 juillet et la seconde avant le 15 août, selon le décret. Les personnes qui ont été malades du Covid-19 au cours des trois derniers mois ou qui peuvent prouver que leur santé ne permet pas de recevoir le vaccin ne sont pas concernées. Une mesure prévoit également que les employés non-vaccinés devront être testés au coronavirus toutes les semaines. 
 
Ce décret intervient alors que le variant Delta, apparu en Inde et plus contagieux, a été détecté au Kazakhstan, ex-république d’Asie centrale de 19 millions d’habitants, dont seulement 2 millions ont reçu les deux doses de vaccin.  
 
Aux Etats-Unis, au niveau des Etats et du secteur privé
 
Le gouvernement de Joe Biden s’est clairement prononcé contre une obligation vaccinale au niveau fédéral. La question a donc été déléguée aux Etats et au secteur privé. La ville de San Francisco a annoncé fin juin qu’elle allait demander à tous ses employés municipaux de se faire vacciner contre le Covid-19, sous peine de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement. Cette exigence ne prendra effet que lorsque les vaccins auront été complètement approuvés par l’agence américaine des médicaments (FDA), qui n’en autorise pour l’instant l’usage que dans le cadre de la situation d’urgence provoquée par la pandémie. 
 
San Francisco demandera alors à ses quelque 35 000 employés, parmi lesquels policiers et pompiers, de se faire vacciner. Ceux qui ne s’exécuteraient pas et qui ne bénéficieraient pas d’une exemption pour des motifs médicaux ou religieux s’exposeront à des sanctions et pourraient même être licenciés. 
 
En juin également, plus de 150 employés d’un des plus grands hôpitaux du Texas ont été licenciés ou ont démissionné après avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19 comme l’établissement l’avait exigé. L’hôpital méthodiste de Houston avait donné aux membres de son personnel jusqu’au 7 juin pour attester de leur vaccination, avec au moins une première dose. Une note interne précisait que les récalcitrants seraient suspendus deux semaines sans solde, puis renvoyés. Certains employés avaient porté plainte contre l’hôpital, mais la plainte a été rejetée.

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