add share buttonsSoftshare button powered by web designing, website development company in India
Émirats arabes unis : une attractivité impérissable, impôt mondial sur les sociétés ou pas ?

Émirats arabes unis : une attractivité impérissable, impôt mondial sur les sociétés ou pas ?

Alors que les pays du G7 ont annoncé un accord inédit sur un impôt mondial minimum pour les sociétés, le pays du Golfe devrait rester l’un des plus attractifs pour les investisseurs.

Les Émirats arabes unis, éternel paradis fiscal qui promet luxe et merveilles ? Alors que l’idée d’un impôt mondial sur les sociétés semblent de plus en plus faire son chemin, ce paradis fiscal du Golfe, qu’il y adhère ou pas, gardera toute son attractivité auprès des expatriés et des investisseurs, estiment plusieurs experts. Le 5 juin, les ministres des Finances des sept plus grandes puissances (G7) ont annoncé à Londres un accord « sans précédent » sur un impôt mondial minimum et une meilleure répartition des recettes fiscales provenant des multinationales, géants du numérique en tête.

Objectif: un taux d’imposition mondial sur les sociétés d' »au moins 15% ». Dans le collimateur du G7, les paradis fiscaux qui attirent particulièrement les fameux Gafa américains (Google, Amazon, Facebook, Apple). Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays les plus développés, un paradis fiscal se caractérise par des « impôts inexistants ou insignifiants ». C’est le cas des Emirats mais aussi de Jersey, des Bahamas, des îles Caïman ou de Bahreïn.

Alors que les pays du G7 ont annoncé un accord inédit sur un impôt mondial minimum pour les sociétés, le pays du Golfe devrait rester l’un des plus attractifs pour les investisseurs.

Les Émirats arabes unis, éternel paradis fiscal qui promet luxe et merveilles ? Alors que l’idée d’un impôt mondial sur les sociétés semblent de plus en plus faire son chemin, ce paradis fiscal du Golfe, qu’il y adhère ou pas, gardera toute son attractivité auprès des expatriés et des investisseurs, estiment plusieurs experts. Le 5 juin, les ministres des Finances des sept plus grandes puissances (G7) ont annoncé à Londres un accord « sans précédent » sur un impôt mondial minimum et une meilleure répartition des recettes fiscales provenant des multinationales, géants du numérique en tête.

Objectif: un taux d’imposition mondial sur les sociétés d' »au moins 15% ». Dans le collimateur du G7, les paradis fiscaux qui attirent particulièrement les fameux Gafa américains (Google, Amazon, Facebook, Apple). Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays les plus développés, un paradis fiscal se caractérise par des « impôts inexistants ou insignifiants ». C’est le cas des Emirats mais aussi de Jersey, des Bahamas, des îles Caïman ou de Bahreïn.

Cette réforme « vise à renforcer l’avantage concurrentiel » et à « faciliter la pratique des affaires », selon Abdallah ben Touq Al-Mari, ministre de l’Economie de la fédération, déjà placée 16e au classement de la Banque mondiale sur la facilité à faire des affaires. Mais cet Etat, qui mise sur son image de marque internationale, cherchera certainement à « être considéré comme faisant partie du système mondial plutôt que comme un paradis fiscal », estime Scott Livermore, économiste en chef d’Oxford Economics Middle East, basé à Dubaï.

Un impôt mondial sans réelle conséquence ?

« Rester en dehors de l’accord présentera des avantages limités, surtout s’il est approuvé par le G20 et l’OCDE », explique-t-il. Et selon lui, même en cas d’augmentation de la charge fiscale des entreprises, le gouvernement compensera, à l’instar du Luxembourg et de Malte où l’impôt sur les sociétés est assorti de multiples exemptions. « Les autorités ont déjà compris l’importance d’avoir un environnement commercial et social plus ouvert pour attirer et retenir les investissements et les talents étrangers », insiste Scott Livermore, évoquant notamment l’assouplissement de diverses procédures administratives, notamment pour les visas.

Le mode de vie attire les cadres expatriés à Abou Dhabi et surtout à Dubaï, carrefour aéroportuaire et ville ultraconnectée où une légion de travailleurs pauvres du sous-continent indien s’attèlent à offrir tous les services possibles. La fiscalité maigre, voire nulle, aux Emirats a certes été « une importante carotte agitée devant les investisseurs étrangers » mais « même avec l’impact possible d’un impôt mondial minimum sur les sociétés, ils resteront un environnement relativement peu taxé », estime également Robert Mogielnicki du centre de réflexion Arab Gulf States Institute, à Washington.

Un centre d’affaires compétitif

« Les décideurs politiques émiratis devront faire preuve de créativité et envisager la restructuration de divers frais liés aux affaires », prédit le chercheur, estimant que le pays restera un « centre d’affaires compétitif ». « L’environnement commercial des Emirats bénéficie d’une excellente connectivité avec les principaux marchés mondiaux, d’un niveau de vie élevé et d’un marché du travail dynamique avec une main d’oeuvre expatriée qualifiée et rentable », explique-t-il.

Et face à la chute des revenus du pétrole, « la tendance fiscale générale de ces dernières années dans le Golfe a été d’augmenter les impôts et non de les réduire ». « Sur le long terme, le gouvernement des Emirats et ses citoyens ne regretteront pas vraiment les entreprises ou les investisseurs qui ne s’intéressent qu’à un traitement fiscal préférentiel », fait remarquer le chercheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *