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Les États-Unis frappent des milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie

Les États-Unis frappent des milices pro-iraniennes en Irak et en Syrie

Les États-Unis ont frappé dimanche des installations utilisées par des milices soutenues par l’Iran à la frontière irako-syrienne, tuant au moins cinq personnes selon une ONG, en riposte à la multiplication des attaques de drones contre leurs intérêts en Irak.

« Sur ordre du président Biden, les forces militaires des États-Unis ont mené des frappes aériennes défensives de précision contre des installations utilisées par des milices soutenues par l’Iran dans la région de la frontière Irak-Syrie », a indiqué le porte-parole du Pentagone John Kirby dans un communiqué dimanche. Des frappes qui ont visé des centres opérationnels et des dépôts d’armes situés dans deux endroits en Syrie et un endroit en Irak.

Au moins cinq combattants de milices irakiennes soutenues par l’Iran ont été tués et plusieurs autres blessés, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une organisation non gouvernementale basée à Londres qui s’appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie.

C’est la deuxième opération de ce genre depuis l’arrivée au pouvoir du président Biden. Une frappe dans l’est de la Syrie avait tué en février plus d’une vingtaine de combattants, selon l’OSDH.

Multiplication des attaques de drones

Les intérêts américains en Irak ont été la cible d’attaques répétées ces derniers mois. Les États-Unis accusent systématiquement les factions pro-Iran d’en être responsables. « Les cibles ont été sélectionnées car ces installations sont utilisées par des milices soutenues par l’Iran qui sont impliquées dans des attaques à l’aide de véhicules aériens non-habités (UAV) contre des personnels et des installations américaines en Irak », a ajouté le porte-parole du Pentagone.

Depuis le début de l’année, plus de quarante attaques ont visé les intérêts des États-Unis dans le pays, où sont déployés 2 500 soldats américains dans le cadre d’une coalition internationale de lutte contre le groupe jihadiste État islamique. L’utilisation nouvelle des drones est un casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l’armée américaine pour défendre ses troupes.

Un drone « chargé de TNT », selon les autorités kurdes, s’est écrasé en avril sur le QG de la coalition à l’aéroport d’Erbil, dans le nord de l’Irak. Un « drone piégé » s’est également écrasé en mai sur la base aérienne irakienne d’Aïn al-Assad abritant des Américains. Et début juin, trois drones ont visé l’aéroport de Bagdad, où sont aussi déployés des soldats américains et cinq roquettes ont été tirées sur une base aérienne où opèrent des entreprises américaines.

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