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Lutte contre le blanchiment de capitaux : l’acte posé par la BCEAO et des établissements de crédit

Lutte contre le blanchiment de capitaux : l’acte posé par la BCEAO et des établissements de crédit

La Direction nationale de la BCEAO et les dirigeants des établissements de crédit, se sont retrouvés, mercredi, dans le cadre de la première rencontre trimestrielle de l’année 2021 pour échanger sur le sujet relatif au renforcement des dispositifs internes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
Cette première réunion organisée en visioconférence a été présidée par Ahmadou Al Aminou Lo, Directeur National de la BCEAO pour le Sénégal, en présence du président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Sénégal (APBEFS), Mamadou Bocar Sy, des Directeurs Généraux des établissements de crédit ou de leurs représentants ainsi que du Directeur Exécutif de l’APBEFS.
Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, « les échanges ont porté principalement sur l’analyse de la situation récente du système bancaire dans le contexte de persistance de la pandémie à COVID-19 ainsi que sur le renforcement des dispositifs internes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) des établissements de crédit ».
Le document note que « s’agissant du renforcement des dispositifs internes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, les établissements de crédit ont, en ce qui les concerne, passé en revue les mesures urgentes à prendre en leur sein, à la suite de la décision prise par le GAFI, au mois de février 2021, de placer le Sénégal sur la liste des pays présentant des déficiences dites +stratégiques+dans son dispositif LBC/FT ».
Le Sénégal et trois autres pays ont été placés, au mois de février, sous surveillance par le Groupe d’action financière (GAFI) pour leurs manquements dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le GAFI, un organisme intergouvernemental a ajouté, à l’issue d’une réunion plénière, ces quatre pays à la ‘’liste grise’’ des pays présentant des ‘’déficiences stratégiques’’, mais qui ont pris l’engagement de mettre en œuvre des plans d’action dans des délais impartis pour améliorer leur situation.
Ainsi, au cours de leur réunion avec la Direction nationale de la BCEAO, les Directeurs généraux des établissements de crédit « se sont accordés sur les actions à mettre en oeuvre en matière d’obligations renforcées de vigilance, en vue du respect intégral des dispositions en vigueur, en particulier celles relatives à l’identification des clients et des bénéficiaires effectifs, à l’évaluation et à la maîtrise des risques, à la formation du personnel, à la surveillance des transactions et au signalement des opérations suspectes ».

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