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Plaidoyer pour un financement durable de la lutte antitabac au Sénégal

Plaidoyer pour un financement durable de la lutte antitabac au Sénégal

.Le 25 septembre 2015, les pays ont adopté un ensemble d’objectifs de développement durable pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous dans le cadre d’un nouvel agenda de développement durable.

Chaque objectif a des cibles spécifiques à atteindre dans les 15 prochaines années. La lutte contre le tabagisme fait partie des objectifs de développement durable adoptés par les dirigeants du monde lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.

En effet, dans le prolongement des objectifs du millénaire, 17 objectifs ont été définis afin de lutter en faveur d’un développement durable.

Depuis septembre 2015, la lutte antitabac figure parmi les objectifs de développement mondial.

De manière plus précise encore, la mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) est reconnue :

  • Comme l’un des moyens permettant d’atteindre l’objectif de santé (ODD n°3),
  • ●       Egalement comme une cible concernant les maladies non transmissibles (MNT).

Les efforts déployés par le Sénégal en matière de lutte contre le tabagisme remontent aux années 1980 avec l’adoption de la première loi sur la lutte antitabac en 1981. En 2003 et 2005 respectivement, le Sénégal est devenu l’un des premiers pays à signer et à ratifier la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac (CCLAT).

En mars 2014 le Parlement sénégalais a adopté une loi antitabac conforme à la CCLAT.

Deux semaines après son adoption, cette loi a été promulguée par le Président de la République et insérée au Journal officiel de la République du Sénégal.

L’enquête mondiale sur le tabagisme chez l’adulte (GATS) menée en 2015 a révélé que la prévalence de la consommation de tabac principalement chez les hommes adultes est de 6% (11% chez les hommes et 1,2% chez les femmes). En revanche, l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) réalisée respectivement en 2003, 2007 et 2013 indique une aggravation du tabagisme chez les filles de 13 à 15 ans (de 10,2% en 2007 à 11,5% en 2013), tandis qu’une légère diminution a été observée chez les jeunes garçons de la même tranche d’âge en 2013 (de 20,1% en 2007 à 18,5% en 2013).

En effet, ayant porté le processus de vote la loi anti-tabac du Sénégal depuis le début par des actions de plaidoyer, de lobbying et de renforcement de capacités à l’endroit des leaders religieux, des parlementaires et des organisations de la société civile, il est plus qu’évident de se mobiliser pour assurer la vulgarisation de cet instrument sur tout l’étendue du territoire national.

A l’instar de beaucoup africain, le Sénégal reste confronté à la problématique du financement de la lutte contre le tabac.

L’Alliance pour la convention cadre (FCA) en collaboration avec la LISTAB mène un travail de plaidoyer pour un financement durable de la lutte contre le tabac au Sénégal dont  l’objectif est de promouvoir la santé par le biais de la taxation du tabac et de la mise en œuvre de mesures liées à la lutte antitabac au titre des objectifs de développement durable (ODD).

La Troisième Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles, le 27 septembre 2018, au cours du 3ème jour de débat général, est convoquée par la présidence de la 73ème session de l’Assemblée générale. L’objectif de la réunion était de permettre aux Chefs d’État et de gouvernement de faire l’état des lieux des progrès accomplis pour réduire le risque de décès prématurés dus aux MNT, comme ils s’y sont engagés lors de la Première Réunion de haut niveau en 2011 et l’ont réaffirmé lors de la Deuxième Réunion de haut niveau en 2014. « Développer les solutions multipartites et multisectorielles de prévention et de maîtrise des maladies non transmissibles dans le contexte du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ».

Dans le domaine des mesures sur les prix et les taxes des produits du tabac visant une réduction de la consommation et une hausse des revenus, le Sénégal a opéré des reformes progressives de structure et de niveau de taxation, en se conformant aux directives  de l’UEMOA en matière de droits d’accise: Unification des catégories fiscales dites ‘’de luxe’’, ‘’standard’’ et ‘’économique’’ entre 2013 et 2015 pour atteindre le plafond de 45% de l’UEMOA à jusqu’en 2017 puis hausse de ce taux à 65% dans le cadre de la nouvelle directive de l’UEMOA sur les droits d’accise des cigarettes de Décembre 2017 instituant le minimum taxable à 50% et le maximum à 150%.

La LISTAB dans le cadre de ce programme compte accompagner le Gouvernement du Sénégal dans la mise en place d’un système de financement durable pour réduire les risques de décès prématurés dus aux MNT et à la lutte contre le tabagisme.

Djibril WELE Secrétaire Exécutif La LISTAB

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