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Reconnaissance mais pas repentance : la politique mémorielle d’Emmanuel Macron au Rwanda

Reconnaissance mais pas repentance : la politique mémorielle d’Emmanuel Macron au Rwanda

Après plus de vingt-cinq ans de tensions entre les deux pays, liées au rôle joué par la France dans le génocide des Tutsi en 1994, le chef de l’État a prononcé un discours très attendu à Kigali.

Il fallait trouver les mots pour le dire. Le président de la République, en visite à Kigali jeudi 27 mai, a reconnu que la France avait eu, dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, «une responsabilité accablante dans un engrenage qui a abouti au pire». Emmanuel Macron n’a en revanche pas parlé de culpabilité ou de complicité avec le régime génocidaire de l’époque. Son discours, prononcé dans l’enceinte du Mémorial de Gisozi, a été bien accueilli par l’actuel président du Rwanda, Paul Kagame.
 
Quelle est la doctrine mémorielle d’Emmanuel Macron? Pourquoi la France se réconcilie-t-elle précisément maintenant avec le Rwanda? Pourquoi la reconnaissance de sa responsabilité a-t-elle pris tant de temps?
 
Roselyne Febvre et Jean-Marie Colombani, directeur de Slate.fr, en parlent avec leurs invités Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France 2, et Laurent Joffrin, président du mouvement Engageons-nous, dans «Politique», l’émission de France 24, en partenariat avec Slate.fr.

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