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TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE SAINT-LOUIS : La chambre criminelle acquitte Khadim Mbodj du chef de viol

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE SAINT-LOUIS : La chambre criminelle acquitte Khadim Mbodj du chef de viol

Le Tribunal de grande instance de Saint-Louis a jugé hier, sa première affaire de viol depuis la loi n°5-2020 du 10 janvier 2020. A l’issue de la deuxième session de la chambre criminelle, l’accusé Khadim MBODJ a été acquitté au bénéfice du doute.

Tout est parti d’une plainte déposée par une sierra Léonaise du nom de S. K au commissariat Spécial de Rosso. Celle-ci reprochait au sieur Mbodj de l’avoir surprise dans son sommeil, de lui avoir arraché le slip avant de la pénétrer sexuellement. S.K a expliqué aux enquêteurs  qu’elle s’est débattue en vain car son bourreau plus fort qu’elle l’a empoignée et bâillonnée. Pire,  l’accusé ne portait pas de préservatif et avait éjaculé directement dans le sexe de la victime. La Sierra Léonaise a produit à l’appui de sa plainte un certificat médical qui fait état de la présence de spermes dans les sécrétions vaginales. C’est ainsi que le sieur Mbodj a été gardé à vue puis déféré au parquet de Saint-Louis.

Le dossier a été confié au Juge d’instruction du premier cabinet qui, au terme de l’information a renvoyé  l’inculpé devant la chambre criminelle pour y être jugé du crime de viol. Le paradoxe est que la plaignante n’a comparu ni devant le juge d’instruction ni devant la chambre criminelle pour être entendue. Dans ses dépositions devant le juge enquêteur, le témoin Aziz a déclaré que la victime est rentrée au Sierra Léone. Le témoin ne s’est pas présenté, non plus, à l’audience.

Devant la barre, l’accusé a catégoriquement nié les faits en alléguant avoir entretenu avec la plaignante qu’il a hébergée dans sa chambre pendant trois semaines, des relations sexuelles consenties. Ses dénégations n’ont pas empêché le ministère public de requérir cinq ans de réclusion criminelle. Un réquisitoire battu en brèche par les avocats de la défense en l’occurrence Maître NAHAM et Maître DIOUF.  Pour les conseils de l’accusé un certificat médical n’est pas un mode de preuve en matière de viol. Il établit juste une conjonction sexuelle. Ce que l’accusé n’a jamais contesté. Ils ajoutent qu’aucune forme de surprise, violence ou contrainte n’a été établie à l’issue des débats. Leur plaidoirie sera entendue par la chambre criminelle qui après en avoir délibéré, a prononcé l’acquittement de Khadim MBODJ.

Ndiogou DIAGNE

Correspondant

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