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Depuis quelques temps, des critiques émergent autour de la création de la Fondation Nationale Sénégal Solidaire. Le débat est légitime. Mais il doit reposer sur des faits.

 

Sur le plan juridique, cette fondation est pleinement conforme à la loi n°95-11 du 7 avril 1995 et à son décret d’application n°95 415 du 15 mai 1995, qui encadrent strictement les fondations d’utilité publique au Sénégal.

À ce titre, ce cadre impose :

une organisation administrative et comptable rigoureuse,

des mécanismes de contrôle permanents, ,une obligation de reddition de comptes de l’État.

 

Par ailleurs, contrairement à certaines affirmations, les ressources de la Fondation ne proviennent pas du budget de l’État, elles proviennent : des revenus tirés de la gestion du patrimoine de la Fondation, des subventions, dons et legs provenant de personnes physiques et/ou morales, publiques ou privées, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur, sans atteinte à l’indépendance de la Fondation , des ressources issues des manifestations organisées par la Fondation.

 

Mieux encore, la loi impose un contrôle rigoureux de l’État : les états financiers, rapports de gestion, inventaires et rapports du commissaire aux comptes sont transmis au ministère des Finances.

Il s’agit donc d’un dispositif transparent, traçable et soumis à l’autorité publique.

Dès lors, cette nouvelle dynamique marque une rupture claire : rupture avec l’opacité,rupture avec les pratiques non encadrées, et désormais, place à la transparence, à la redevabilité et à des procédures strictes.

 

De plus, nous devons rappeler une exigence de cohérence :

nous avons, par le passé, combattu avec fermeté certaines pratiques liées à des fondations, notamment en raison de mélanges de rôles, d’une gestion financière opaque et d’un déficit de transparence alors cela ne doit pas nous conduire à combattre l’utile sans même savoir son objectif et son impact.

Aujourd’hui, fidèles à nos principes, nous resterons les gardiens de ce projet, pour le respect des valeurs de Jub, Jubël, Jubanti.

Ainsi, au cœur de cette initiative se trouve un objectif clair : un impact fort et concret sur les personnes vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

 

Sur le plan social, les défis sont réels : inégalités d’accès aux soins, manque de spécialistes, vulnérabilité des femmes et des enfants, difficultés éducatives, notamment en milieu rural.

Concrètement, cet impact se traduira par des actions structurantes majeures, à l’image de la construction du Centre National de Dépistage des Cancers (LISCA), qui permettra : d’élargir massivement l’accès au dépistage précoce, de renforcer les capacités du système de santé, d’assurer un accompagnement médical, social et psychosocial des patients, de garantir une meilleure continuité des soins, notamment pour les plus vulnérables.

 

À cet égard, les impacts attendus sont concrets et mesurables : 35.000 a à 40.000 personnes dépistées chaque année, une réduction significative des abandons de soins de 30% à 50% , une meilleure prise en charge des patients , un renforcement durable des capacités nationales en matière de lutte contre le cancer.

 

Face à ces enjeux, il est essentiel de mobiliser toutes notre énergie pour secourir des vies.

la Fondation Sénégal Solidaire incarne cette réponse : agir concrètement, renforcer l’équité territoriale, soutenir les plus vulnérables et redonner sens à la solidarité nationale.

Elle traduit en actes nos valeurs profondes de partage et d’entraide.

Certes, critiquer est un droit. Mais reconnaître une initiative utile, légale, encadrée est une responsabilité.

 

Ensemble, mettons nous en mouvement pour sauver des vies et redonner espoir à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Ousmane SONKO jr

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