Nous sommes réunis aujourd’hui pour évoquer une date qui a changé le destin de notre pays : le 19 mars 2000. Cette date marque non seulement un tournant politique majeur pour le Sénégal, mais aussi le début d’une ère de transformation et de modernisation qui a profondément marqué notre pays.
Il faut également préciser que le caractère marquant du 19 mars 2000 est lié au fait que cela est la première alternance démocratique du Sénégal
A travers ce document, nous allons vous présenter un bilan sectoriel non exhaustif, un tour d’horizon des avancées économiques, sociales, infrastructurelles et démocratiques de 2000 à 2011. Parallèlement, ce document constitue la matière qui nous permettra de nous prononcer sur l’actualité nationale et internationale ainsi que sur les crises multiformes auxquelles notre pays fait face.
Mars 2000, ce jour-là, le Sénégal entrait dans une nouvelle ère.
- Une ère d’espoir.
- Une ère de transformation.
- Une ère portée par un homme : le Président Abdoulaye Wade.
Aujourd’hui, en commémorant cet anniversaire, nous ne faisons pas seulement œuvre de mémoire. Nous posons une question essentielle : Qu’avons-nous fait de cet héritage ?
En 2000, le Sénégal était un pays en difficulté avec une économie fragile, un chômage massif, notamment chez les jeunes, une pauvreté étendue, un système éducatif en crise . En effet, en 2000 les défis structurels et conjoncturels de l’époque se caractérisaient par: une croissance économique faible et une dépendance extérieure; un taux de chômage élevé et une précarité sociale préoccupante; une dette publique lourde (dette publiqu dépassant 60% du PIB); un secteur agricole vulnérable; une crise profonde du système éducatif (voir document)
C’est dans ce contexte que le Président Abdoulaye Wade a pris ses responsabilités.
Et il n’a pas hésité, il a engagé des réformes, il a investi, il a transformé. Routes, autoroutes, aéroport, modernisation des villes, désenclavement des territoires… Le Sénégal a changé de visage. Mais au-delà des infrastructures, c’est une vision qui a été portée : celle d’un Sénégal moderne, ambitieux, ouvert sur le monde.
Et dans cette dynamique, Karim Wade a joué un rôle déterminant. Par son action, par sa maîtrise des grands projets, par sa capacité à mobiliser des ressources, il a contribué à inscrire le Sénégal dans une nouvelle dimension. (voir document)
Mesdames et Messieurs,
Soyons lucides. Aujourd’hui, le pays est confronté à des difficultés sérieuses. La dette a atteint des niveaux préoccupants, les marges de manœuvre se réduisent. Le Sénégal vient de lever 650 millions d’euros par emprunts non divulgués, selon le Financial Times c’est pourquoi nous demandons la publication régulière du bulletin statistique de la dette.
Les jeunes doutent. Les agriculteurs souffrent, les travailleurs s’inquiètent, les étudiants sont fragilisés. Pendant ce temps, les réponses tardent. Le Sénégal semble avancer sans cap clair, sans stratégie lisible, sans vision structurée.
Nous le disons avec responsabilité : Le Sénégal a besoin de compétence, de rigueur et de vision.
- Pas de discours.
- Pas de confusion.
- Pas d’improvisation.
Il faut de l’expertise, il faut de l’expérience, il faut du leadership.
Dans un monde en tension, notamment avec les crises au Moyen-Orient, notre pays ne peut pas rester en retrait. Les récents développements dans cette région du monde auront des répercussions considérables sur l’économie mondiale, et particulièrement sur les économies africaines déjà fragilisées. Notre pays ne sera malheureusement pas épargné. Certaines conséquences sont déjà là : hausse du pétrole, pression sur les prix, fragilisation des économies africaines. Cette guerre annonce un choc majeur susceptible d’affecter nos équilibres macro-économiques, mais aussi la situation des entreprises, des ménages et, plus largement, le pouvoir d’achat des citoyens. Dans ce contexte, la FNCL et la FNEL appellent le gouvernement et son premier ministre à la responsabilité et à la mobilisation collective afin d’anticiper les effets de cette situation et de préparer une stratégie nationale de riposte efficace en lieu et place de débats politiciens et électoralistes.
Sur ce registre international, le Sénégal doit absolument retrouver une diplomatie forte. Une voix claire. Une capacité d’influence….Comme il l’a fait par le passé.
Nous appelons également les autorités à agir :
- pour la libération de nos compatriotes détenus à l’étranger,
- pour plus de transparence dans les instances sportives africaines,
- pour défendre les intérêts du Sénégal partout où ils sont en jeu.
Ce que nous disons aujourd’hui est simple : Le Sénégal ne manque pas de ressources, le Sénégal ne manque pas de talents. Le Sénégal ne manque pas d’histoire… Mais il a besoin de direction, il a besoin de clarté, il a besoin de responsabilité.
En conclusion, il est important de souligner que malheureusement la crise actuelle va probablement durer pendant quelques années, à cause de sa complexité et de sa profondeur. Et qu’on n’a pas encore trouvé les voies et moyens de sa résolution. Même si les solutions venaient à être trouvées, les premiers effets du redressement économique et social ne pourront être ressentis avant au moins trois années.
En commémorant le 19 mars 2000, nous ne regardons pas le passé avec nostalgie. Nous regardons l’avenir avec exigence. Parce que cet héritage n’est pas un souvenir. C’est une responsabilité, et cette responsabilité nous oblige.
