Le Sénégal a perdu la confiance des bailleurs, après le tera-meeting (Ibrahima Sall)
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L’économiste et ancien ministre délégué, El Hadj Ibrahima Sall, alerte sur la dégradation de la confiance des marchés à l’égard du Sénégal. 

Selon lui, les obligations sénégalaises ont chuté drastiquement, après le tera-meeting, signe que les investisseurs réagissent vivement à l’instabilité politique et institutionnelle. « Les marchés sanctionnent en fonction de la confiance. Ils n’aiment pas les tensions entre dirigeants ni les attaques contre la justice », souligne-t-il.

Pour l’ancien ministre, les marchés financiers captent le moindre signal et la perception compte autant que les fondamentaux économiques. À cette méfiance, s’ajoute la dégradation de la note souveraine du Sénégal par les agences de notation, un facteur supplémentaire de défiance pour les bailleurs. « Les investisseurs ne fréquentent pas les pays où la confiance ne règne pas, surtout quand l’information circule mal ».

Monsieur Sall estime que le Sénégal a perdu la confiance de ses partenaires financiers, une situation qui pourrait s’aggraver, si le climat politique reste tendu. Il rappelle que la confiance est la clé de toute relation économique : « Une banque peut faire faillite uniquement parce que ses clients perdent confiance. De la même manière, des signaux apparemment anodins peuvent suffire à rompre la crédibilité d’un État. »

Yande Diop