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En invitant l’intellectuel français Pascal BONIFACE au Sénégal pour une conférence sur le thème : « Entre autonomie et patriotisme, l’espace peut être réduit. », le parti au pouvoir PASTEF semble opter pour une opération de mobilisation, de communication et de marketing politique beaucoup moins clivante que celle qui a été organisé à Dakar avec Jean-Luc MÉLENCHON qui est connu pour son engagement dans la promotion et la défense de l’homosexualité en France et dans le monde.

Cette activité intellectuelle qui revêt un caractère politique réunit le président du PASTEF Ousmane SONKO, non moins Premier Ministre du Sénégal et Pascal BONIFACE qui sont tous les deux fortement critiqués par les médias français, les ONG et certaines officines françaises, occidentales et internationales surtout après le vote de la nouvelle loi contre l’homosexualité au Sénégal.

Pascal BONIFACE est l’un des meilleurs spécialistes français qui s’interssent au monde musulman.
Il n’est pas sur la ligne colonialiste et imperialiste et c’est pour cela d’ailleurs, qu’il est violemment critiqué sur le fait d’avoir accepté de venir débattre avec le PASTEF qui vient de durcir la loi contre l’homosexualité.

Pascal Boniface, fondateur et directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), entretient une relation durable avec l’Afrique, à travers ses analyses géopolitiques.
Ses prises de position récentes soulignent une volonté de rupture avec les schémas post-coloniaux traditionnels.

Pascal Boniface défend plusieurs thèses clés sur l’évolution du continent :

1- Souveraineté et Autonomie :
Il soutient que le discours sur la souveraineté en Afrique ne doit pas être perçu comme une simple soif de pouvoir personnel, mais comme une réelle aspiration des peuples et des dirigeants à l’indépendance stratégique.

2- Fin de la « Françafrique » :
Il analyse le déclin relatif de l’influence française comme une étape nécessaire vers des relations normalisées, débarrassées du clientélisme et de l’image de la France comme « gendarme de l’Afrique ».

2- Refus des blocs :
Pour lui, l’Afrique ne doit plus être regardée comme un simple terrain d’affrontement entre grandes puissances (Chine, États-Unis, Russie).

3- Monde multipolaire :
Il intègre l’Afrique comme un acteur central d’un monde multipolaire, capable de diversifier ses partenariats et de peser de tout son poids sur la scène internationale, à l’image de l’action de l’Afrique du Sud devant la CPI.

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