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PRISE EN CHARGE DES ANGIOPLASTIES CORONARIENNES

Renforcer l’expertise de l’équipe médicale et paramédicale de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff(Hogip) dans la prise en charge des angioplasties coronariennes complexes mais aussi permettre aux patients fragiles et à haut risque de bénéficier de traitements coûteux de haute technologie par la mise à disposition gracieuse de dispositifs médicaux, tels sont les objectifs de la mission de cardiologie interventionnelle à l’Hôpital Général Idrissa Pouye en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire (CHRU) de Tours.

Pendant 5 jours, une mission venue du Centre Hospitalier Universitaire (CHRU) de Tours a procédé à des interventions des angioplasties coronariennes complexes. Durant cette mission, 26 patients ont été pour être pris en charge grâce au soutien de la direction de l’HOGIP et à la collaboration généreuse de l’équipe du CHRU de Tours ainsi que des bénévoles de l’ONG Horizons Sahel. Selon Boutot Jérémy CHU de Tours en France, la mission est à Dakar pour réparer les artères malades du cœur. « L’objectif de cette mission, ça fait maintenant 4 années de suite qu’un praticien vient de France pour aider nos collègues ici sur place à améliorer la prise en charge des patients cardiaques. Il faut savoir que les maladies cardiaques, c’est vraiment la première cause de mortalité dans le monde et que si on s’attache à traiter et à dépister ces maladies, on peut faire augmenter les espérances de vie des populations ». A l’en croire, cela fait plusieurs mois maintenant qu’ils sélectionnent les cas complexes pour lesquels il était compliqué de les traiter sans nous parce qu’on apporte nos compétences, mais également du matériel qui n’est pas forcément disponible ici. « Nous avons traité des cas qui ne pouvaient pas attendre plusieurs mois. C’était des cas où l’évolution allait être défavorable durant les semaines à venir ou les mois à venir ». Pour sa part, le cardiologue interventionnel à Hogip Cheikh Mohamadou Bamba Diop indique que ce sont des interventions qui sont à coup de millions quand on apprécie tout le matériel qu’on met pour chaque patient, si on apprécie aussi la complexité des lésions pour lesquelles ils sont venus nous aider à traiter, donc c’est des interventions à coup de millions qu’on essaie de faire bénéficier aux patients à un coût vraiment bien réduit. « C’est un partenariat qui est très bénéfique parce qu’il y a une capacitation des médecins à traiter ces lésions complexes, et de plus en plus on se rend compte qu’on évolue de plus en plus sur le traitement de ces lésions complexes et donc le fait de généraliser ne sera que du bienfait pour la population sénégalaise ».
Une pathologie sous-diagnostiquée
« Je pense même que c’est une pathologie sous-diagnostiquée, parce que le nombre de cas qu’on reçoit par jour, et je ne dirais pas par semaine même, c’est encore plus, donc c’est des cas très récurrents, et je pense une sensibilisation serait quand même nécessaire dans la population générale, afin qu’ils puissent plaire très tôt ce genre de pathologie, parce que globalement c’est des crises cardiaques, ou des patients qui sont en forte menace de faire une crise cardiaque qu’on traite ici, et il y en a beaucoup», indique t-il. Avant d’ajouter qu’en intervention, on a en moyenne une vingtaine par semaine, « et il faut se dire qu’il y en a qui sont sur une liste d’attente, et qui attendent aussi bénéficier de cette intervention ». En outre, il est revenu sur l’origine de ces pathologies. « La maladie coronaire c’est en première ligne sur les pathologies cardiaques, c’est lié à un rétrécissement au niveau des artères du cœur, et ce rétrécissement est lié à des plaques de cholestérol qui se déposent, et qui diminuent la lumière de l’artère. Donc effectivement il y a des choses qui exposent plus, qu’on appelle facteurs de risque cardiovasculaires, donc je peux en citer certains, l’hypertension artérielle, le diabète, la sédentarité, le tabac et la prise de stupéfiants ». Interpellé sur les signaux qui montrent que l’on a des problèmes cardiaques, Dr Diop souligne que le maître symptôme reste une douleur thoracique, « Tout patient qui ressent une douleur thoracique doit aller consulter immédiatement », prévient-il.
Mame Diarra DIENG