Au cours de l’installation du Conseil national de Pastef, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à remettre les pendules à l’heure face à certaines rumeurs faisant état d’une demande d’audience de sa part auprès de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS). La réponse a été cinglante. « Que me vaudrait une audience avec l’Union des magistrats ? », a-t-il d’abord lancé, balayant d’un revers de main toute idée d’une telle démarche. Avant de préciser : « On prétend que je leur ai demandé une audience… Pour quoi faire ? Il y a deux ans, sous l’ancien régime, on leur a fait faire n’importe quoi. Ils n’ont jamais bronché ».
Sans détour, il rappelle que la justice n’est pas une propriété exclusive des magistrats : « La justice ne leur appartient pas, et il faut que les choses soient claires. »
Dans la foulée, il affirme une position sans équivoque sur la place de l’autorité politique dans l’appareil d’État : « Nous sommes l’État, et c’est nous qui orientons l’administration. C’est ça, la logique des choses. »

