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Hawa Sissoko, footballeuse et heureuse de porter le hijab

Hawa Sissoko, footballeuse et heureuse de porter le hijab

La Française d’origine malienne Hawa Sissoko, qui évolue au poste de défenseure à West Ham (Angleterre), a décidé en janvier dernier de porter le hijab, devenant ainsi la première joueuse de football de haut niveau à porter ce vêtement qui continue de cristalliser le débat sur l’islamisme en Europe en général et en France en particulier.
 
« En portant le hijab, j’essaie d’être une meilleure personne, il y a des comportements que je ne peux plus avoir », a dit la footballeuse dans un entretien publié dans le magazine « Onze-Mondial » de ce mois de juillet.
 
La joueuse passée par Marseille et le PSG avant de rallier l’Angleterre, précise que sa décision de porter le hijab est intervenue après une période de doute en pleine pandémie du coronavirus.
 
« Je n’étais pas vraiment bien niveau foot, je revenais de blessure, j’étais bien physiquement mais le coach ne me faisait pas jouer », a expliqué la footballeuse internationale, qui a joué dans les sélections de jeunes en France, mais pas encore chez les Bleues.
 
La footballeuse qui refuse toutefois de porter le hijab quand elle joue « même si le règlement en Angleterre, le lui permet », indique que ce choix l’a aidée à grandir en tant que personne.
 
« Avant de porter le hijab, je priais déjà, c’est surtout mon comportement qui a changé, je n’étais plus triste, je me plaignais moins, j’avais arrêté de mal parler, je faisais toujours mon maximum pour aider les autres, j’étais mieux dans ma tête et dans mon corps », a relaté la footballeuse de 24 ans.
 
La Malienne d’origine, née en région parisienne dans une famille polygame, indique qu’avec le hijab, elle « marchait avec beaucoup plus d’assurance ».
 
« Je sentais des regards sur moi mais ce n’était pas des regards choqués ou effrayés. Ensuite, il faut savoir que j’ai mon style à moi, même si je porte le hijab. Je sentais de l’admiration limite dans le regard des gens, j’étais tout simplement mieux », a-t-elle assuré.
 
« Ce choix m’a aidée car j’étais encore plus performante sur le terrain. Dès que le coach m’a mise, j’ai commencé à être dans l’équipe-type du week-end ou être élue joueuse du match, je ne retiens que du positif. »
 
Hawa Sissoko qui veut continuer sa carrière et rêve de Jeux olympiques, a décidé d’enlever le hijab qu’elle porte 22h sur 24, quand elle joue pour ne pas heurter certaines personnes.
 
« Je n’ai pas envie d’être la première à imposer ça », a-t-elle dit, espérant que sa décision ne sera pas un frein à une carrière internationale.
 
La Malienne d’origine qui peut encore postuler chez les Aigles pour n’avoir pas joué avec les Bleues, pense déjà à sa reconversion malgré son jeune âge.
 
« J’ai demandé si c’est possible de passer une formation d’éducatrice spécialisée dans un premier temps, après j’aimerais effectuer des stages dans des foyers des jeunes », a-t-elle dit, informant vouloir travailler avec des personnes vivant avec un handicap.
 
En attendant, celle qui a dit avoir fait passer des moments difficiles à ses enseignantes et éducatrices, aimerait les retrouver pour présenter des excuses d’avoir eu ce comportement.
 
« J’aimerais retourner dans le passé, je ne regrette rien de mon passé mais j’ai fait des trucs que je n’aurais jamais dû faire, je ne regrette pas parce que ça fait de moi la personne que je ne suis pas aujourd’hui. Mais pour les personnes touchées et ce qu’elles ont subi par ma faute, je m’en veux… J’ai blessé certaines personnes comme des profs. A l’époque, je ne me rendais pas compte que c’était des humains du coup, j’aimerais retourner dans le passé pour me faire pardonner », a-t-elle dit.

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