add share buttonsSoftshare button powered by web designing, website development company in India
Incident avec Me Babou: le procureur de Diourbel donne sa version des faits…

Incident avec Me Babou: le procureur de Diourbel donne sa version des faits…

Au cours de l’audience correctionnelle tenue le mardi 1er juin 2021 par le Tribunal de Grande Instance de Diourbel, maître Abdoulaye BABOU, avocat à la Cour, sous prétexte de son appartenance à la communauté mouride et au mépris des règles élémentaires de courtoisie et de respect qui prévalent au sein de l’institution judiciaire, a tenu des propos outrageants à l’endroit du représentant du Parquet, à qui il a imputé des propos sortis de sa seule imagination. Plus grave encore, il a incité l’assistance au soulèvement en jouant sur la fibre sensible des fidèles mourides et tenté de livrer le magistrat à la vindicte populaire. Non content d’avoir troublé gravement l’audience, manqué de respect au pouvoir judiciaire, incité à la violence et mis en danger la vie d’autrui, il a persisté dans son dessein subversif en se rendant devant les médias pour soutenir sans aucune indication concrète, que celui-ci avait tenu des propos injurieux ou outrancier à l’égard de Serigne Touba. L’UMS condamne fermement ces actes inqualifiables qui, au delà de l’offense particulièrement injuste faite au collègue concerné, constituent un affront fait à l’institution judiciaire dans son ensemble. Elle rappelle que le respect dû à la Justice s’impose à tous, y compris les avocats, et manifeste à cet égard sa vive désapprobation et sa profonde indignation quant au comportement de cet auxiliaire de justice. Enfin, elle invite les autorités judiciaires à engager les poursuites qui s’imposent et se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour que pareil acte ne se reproduise.
Fait à Dakar le 3 juin 2021
Le Bureau exécutif
[03/06 à 22:37] Cheikh Thiam: Compte rendu sur un incident d’audience
Lors de l’audience de grande correctionnelle tenue ce 1er juin 2021, un incident d’audience est survenu entre l’avocat Me BABOU et moi.
Ledit incident a eu lieu lors de l’évocation de l’affaire Ministère Public et Sohibou FALL contre Serigne Cheikhouna BOUSSO et Ibrahima DIOUF – poursuivis pour escroquerie c/ 1er et occupation illégale de terrain d’autrui c/ 2ème.
1- Rappel des faits, objet de la procédure en question :
Sohibou FALL (plaignant) reproche à Serigne Cheikhouna BOUSSO d’avoir revendu un terrain qu’il lui avait vendu. Quant à Ibrahima DIOUF, il s’est révélé que c’est lui qui occupait le terrain revendiqué. Lors de l’enquête préliminaire, Ibrahima DIOUF faisait consigner avoir acheté auprès de Serigne Cheikhouna BOUSSO le terrain litigieux à 250.000 FCFA.
2- Sur l’incident (contexte, motifs et contenu) :
Lors des débats, Serigne Cheikhouna BOUSSO, contestant les faits d’escroquerie, soutenait n’avoir pas vendu le terrain litigieux au plaignant. Il arguait qu’en sa qualité de chef de Village de la localité, il avait fait donation de la parcelle au plaignant qui devait l’occuper sous peine de désaffectation. Ecartant la vente alléguée, il expliquait que les 100.000 FCFA reçus représentaient des frais de bornage.
S’engouffrant dans cette version servie par Serigne Cheikhouna BOUSSO, Ibrahima DIOUF se dédiait de ses propos préliminaires pour dire avoir obtenu le terrain litigieux à titre gratuit auprès de celui-là. Prenant la parole, j’ai posé à Ibrahima DIOUF la question de savoir si les 250.000 FCFA qu’il avait débroussés représentaient alors un « Addiya » à l’endroit de Serigne Cheikhouna BOUSSO. Sur ces entrefaites, Maître Abdoulaye BABAOU (avocat de la défense), m’a interrompu net pour arguer que ma question était attentatoire à la dignité du « Mouridisme ». En lui rétorquant que je maintenais ma question, il demanda au greffier audiencier d’en faire mention et qu’il entendait adresser une correspondance à l’autorité. Dans la foulée de cette passe d’armes entre nous, tout en m’apostrophant et m’indexant du doigt, l’avocat renchérissait : « tu es qui ? ». Après lui avoir fait remarquer qu’il n’avait aucune injonction à me donner, il s’est permis de m’insulter en ces termes : « vas te faire foutre ! ». En réplique, je lui ai dit : « toi aussi va te faire foutre ! ».
Faute de pouvoir nous calmer, le président a fini par suspendre l’audience.
Fait au parquet le 1er/06/2021
Le Substitut
Mamadou Saïdou DIAO
A
Monsieur le Procureur de la République

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *