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Au Sénégal, les chiffres des avortements clandestins montent crescendo au moins depuis 2015. Cette année-là, ils étaient de 25 827. La courbe n’a cessé de grimper depuis lors : 28 330 en 2016, 30 152 en 2017, 31 515 en 2018, 38 878 en 2019 et 34 079 en 2020.

Et c’est statistiques du ministère de la Santé sont la partie visible de l’iceberg. Ce sont les cas dénoncés dans les structures sanitaires. Beaucoup d’autres, passent entre les mailles du filet.

Les avortement clandestins sont désormais pratiqués par des personnes qui se cachent derrière les réseaux sociaux pour attirer les femmes qui veulent recourir à une interruption volontaire d’une grossesse non désirée. D’après L’AS, qui a effectué une immersion dans le milieu, un groupe de «professionnels» opère sur Facebook par le biais d’une page dénommée « Avortement bien fait au Sénégal ».

Ces derniers, renseigne le journal, auraient des antennes dans toutes les régions du Sénégal. Leur prestation sont facturées 27 500 francs CFA. Le prix peut monter à 37 500 dans certains cas, par exemple si le sujet présente une maladie qui risque de compliquer l’intervention.

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