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Les travailleurs de l’hôpital Le Dantec dénonce une tentative d’intimidation dans le cadre d’une reconstruction nébuleuse. Dans la  souffrance des malades et un sort incertains réservé au  personnel. Face à la presse, ce mardi, le collectif pour la défense des intérêts des travailleurs de  Le Dantec pense que  l’arrestation et l’incarcération du camarade Abdoulaye DIONE, secrétaire général du syndicat démocratique  des travailleurs de la santé et du secteur sociale, par ailleurs,  coordonnateur du collectif  est nébuleux. « Aux termes d’un délai d’attente raisonnable   nous avons voulu  laisser la procédure judiciaire suivre son cours normal. Cependant, force est de constater que la manière dont les choses se déroulent nous laisse perplexe. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire d’alerter » lit-on dans leur déclaration liminaire.

Malgré l’incarcération du coordonnateur, le collectif compte poursuivre son plan d’action que le camarade DIONE avait entamé depuis la décision du Président de la République de reconstruire l’hôpital. « Ce combat a été mené par notre camarade El hadji Abdoulaye Dionne coordinateur de ce collectif qui séjourne en ce moment à la maison d’arrêt de Rebeuss depuis 3 semaines. Si les autorités pensent qu’avec l’arrestation de notre camarade, elles peuvent freiner la lutte ; elles se trompent lourdement ».

Une reconstruction aux allures nébuleuses, à la limite catastrophique du fait d’un marché de gré à gré de 92 milliards de francs CFA attribué à Cantum Ghesa par le FONSIS. En effet,  note le collectif, ce contrat ne respecte pas le code des marchés parce qu’il n’y avait pas un motif impérieux, ni urgence, ni risque de rupture de continuité du service public de santé. Il s’y ajoute un plan chaotique de manifeste de mauvaise prise en charge des malades et de redéploiement des travailleurs. Il ajoute que les  hémodialysés sont transférés au Hangar des pèlerins sans que les conditions  correctes de leur prise en charge ne soient réunies. Les malades atteints du cancer ont été  contraints de quitter l’hôpital le Dantec dans des conditions qui ont entrainé la rupture de leurs cures de chimiothérapie, des rendez-vous de malades annulés sans qu’ils soient remboursés, le redéploiement du personnel de l’hôpital est fait avec beaucoup d’amateurisme.

S’agissant du personnel, nombreux sont ces travailleurs qui ne sont toujours pas affectés. Et à l’état actuel, aucune convention officielle n’est établie afin de permettre aux travailleurs de connaitre ce qui les lie avec les structures où ils sont affectés. Il faut noter aussi qu’il y a une tentative de liquidation des prestataires qui ont tout donné depuis des années pour la santé de la population et la bonne marche de l’hôpital lorsque les autorités ont eu besoin d’eux dans les moments difficiles de l’avis toujours du collectif.

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