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Les déplacés de Diffa réclament plus de sécurité

Les déplacés de Diffa réclament plus de sécurité

Au Niger, l’opération de retour des réfugiés de la région de Diffa, commencée il y a une dizaine de jours, se déroule normalement sous la supervision des autorités. Cependant, même si ce retour était volontaire, les déplacés et réfugiés insistent sur la nécessité de renforcer la sécurité autour de leurs villages.

Sur le site des déplacés internes du village de Ngagam, situé à la sortie de la ville de Diffa, l’opération de rapatriement vers leur village vient de commencer.

Enfin rentrer chez soi

Certains de ces déplacés font part de leur joie et de leur espoir, à l’instar de Falmata qui se rappelle : « Nous sommes venus ici il y a trois ans, chassés par Boko Haram qui a brûlé notre village et tué plusieurs des nôtres. A notre arrivée ici la population nous a bien accueillis et bien soutenus. Aujourd’hui, nous retournons chez nous, nous sommes heureux et nous remercions les autorités. »

C’est aussi la violence de Boko Haram qui a poussé Ba’awani Baba Ari à quitter son village avec sa famille, il y a deux ans : « Nous avons mené une vie difficile. C’est pour cela que nous sommes tous contents aujourd’hui de retourner chez nous. Et surtout je n’ai pas peur d’y retourner.

Environ 2.000 personnes appartenant à 450 familles du village de Ngagam, particulièrement des femmes, des enfants et des personnes âgées, sont candidates au retour après presque six ans d’exil pour certains.

La peur des attaques

Mais Malam Lawan, un homme âgé de près de 70 ans, insiste sur la nécessité de sécuriser davantage la zone. « Nous allons retourner au village et travailler dans nos champs, se réjouit-il. Cependant, il est impératif que nos forces de défense et de sécurité ratissent la zone car même si la situation sécuritaire s’est améliorée ces derniers temps, beaucoup reste à faire. Donc la vigilance doit être de mise. »

Mais pour le vice-président du Conseil régional de Diffa, il n’y a pas de quoi paniquer même s’il reconnaît l’existence d’une insécurité résiduelle dans la zone. Moustapha Arimi déclare ainsi à la DW, que, certes, « il existe toujours des petits problèmes sécuritaires liés surtout au phénomène de vols à main armée pratiqué par les jeunes désœuvrés », comme à Baroua la semaine passée. Mais selon lui, cela n’avait rien à voir avec le terrorisme, et, « d’une manière générale, la sécurité est de retour dans la zone ».

L’opération de rapatriement des déplacés internes de la région de Diffa va concerner environ 260.000 personnes issues de 300 villages.

A noter : le président de la République du Nigert, Mohamed Bazoum, est arrivé mardi à Diffa pour une visite de plusieurs jours au cours de laquelle il va s’entretenir avec le gouverneur de l’Etat de Borno pour discuter du retour d’environ 300.000 réfugiés nigérians dans leur pays d’origine.

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