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Vendredi dernier, de violentes manifestations ont éclaté un peu partout au Sénégal. Des sénégalais étaient sortis dans la rue pour protester contre le report de la présidentielle. Mais sur le terrain, les leaders politiques avaient brillé par leur absence flagrante alors qu’ils ont appelé à la mobilisation. Interpellé sur le fait devant le jury du dimanche Guy Marius Sagna, député à l’Assemblée nationale campe sa réponse sur deux points. D’abord pour ce qui le concerne, « chaque fois que nous avons convoqué le peuple sénégalais, j’ai été aux avant-postes de la lutte, j’ai été aux avant-postes de la résistance ». La deuxième chose, dit-il « c’est que nous avons appelé à la désobéissance civile. Nous avons dit tout simplement que cette désobéissance civile, cette résistance face à ce coup d’État constitutionnel, n’est l’affaire d’aucun leader, d’aucun parti politique, d’aucune organisation. C’est l’affaire de tous les citoyens sénégalais et qu’aucun citoyen sénégalais n’attend qui que ce soit. C’est leur lutte. Dire qu’on attend des leaders, c’est penser que c’est la lutte de ces leaders ».

D’ailleurs Guy Marius Sagna invite à comprendre tout simplement que ce qui affecte les citoyens sénégalais affecte ceux-là qui sont appelés les leaders. Il précise « qu’il y a des citoyens, déterminés, engagés, mobilisés sur le terrain. Et il y en a d’autres qui sont des lâches, qui restent dans leur coin, dans leur chambre, dans leur lieu de travail. C’est la même chose pour ceux que vous appelez en fait les leaders. Il y en a qui sont déterminés, qui sont conséquents, qui font corps avec le peuple. Et il y en a d’autres qui font preuve de lâcheté. Donc ce n’est pas propre aux leaders, c’est propre à notre société sénégalaise. Et dans tous les groupes socioprofessionnels, dans tous ces segments, il y a des Sénégalais dignes et des Sénégalais indignes ».

Toutefois, le parlementaire activistes souligne que « ces leaders justement étaient à la Cour suprême pour déposer un recours, pour protester à leur manière ce report de la présidentielle ». Par ailleurs dit-il : « Si le droit est dit, le Conseil constitutionnel donnera raison à nous, députés du groupe parlementaire YAW, et également aux candidats qui ont saisi la Cour suprême. Si le droit est dit, pourquoi sommes-nous optimistes par rapport à cela ? C’est que tout simplement, l’Assemblée nationale n’a pas le pouvoir, n’a pas le droit de reporter une élection présidentielle, encore moins d’allonger le mandat du président de la République ».

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