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Colombie: l’ONG Médecins du monde alerte sur l’accès difficile aux services de santé

Vendredi 9 avril, Médecins du monde en Colombie a présenté un rapport sur l’impact du conflit colombien sur la santé des populations. La persistance des groupes armés et la pandémie de Covid-19 met un peu plus à mal l’accès des Colombiens aux structures de santé. Selon l’ONG, « une réforme du système de santé est nécessaire ».

Le rapport de Médecins du monde en Colombie a été remis à la Commission de la Vérité, une institution créée lors des Accords de paix entre le gouvernement et l’ex guérilla des FARC en 2016. L’application de ces accords est encore difficile. L’accès a la santé fait partie des cibles des groupes armés et constituant un moyen de contrôle.

La pandémie de Covid-19 a encore aggravé ces violences : l’isolement des populations a favorisé la circulation des groupes armés dans certaines zones, lesquelles sont privées de véritables infrastructures de santé, comme l’explique Nicolas Dotta, le coordinateur de l’ONG en Colombie, joint à Bogota par Melissa Barra, de la rédaction en espagnol de RFI.

« Il faut comprendre que la violence et le conflit ont touché des territoires historiquement marginalisés et qui souffrent d’un abandon de l’État permanent. Déjà, dans les zones urbaines, les infrastructures de santé sont insuffisantes. Et dans les zones rurales, l’accès à la santé se limite aux brigades de santé, c’est-à-dire aux cliniques mobiles de l’État ou d’organisations humanitaires comme Médecins du Monde », explique-t-il.

« Pour éliminer ces barrières une bonne fois pour tous, une réforme du système de santé est nécessaire. Cela consisterait, pour commencer, à mettre en place des programmes spécifiques d’assistance aux victimes et aux territoires touchés par la violence. C’est sûr que cela impliquerait de revoir entièrement le modèle de service de santé actuel en Colombie, qui est basé sur l’assurance individuelle privée. Cela nécessiterait une présence beaucoup plus important de l’État pour garantir le droit à la santé des personnes affectées par le conflit », poursuit-il.

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